MST

Gonococcie

Sommaire

À noter : depuis 1999, l'Organisation mondiale de la santé préconise de remplacer l'acronyme MST par IST (Infections sexuellement transmissibles) afin de signifier que, contrairement à une maladie, on peut être porteur d'une infection sans en présenter les symptômes.

La gonococcie (ou blennorragie) est causée par une bactérie, la Neisseria gonorrhoeae. C'est une maladie en recrudescence en France, nécessitant un traitement précoce car sinon, elle peut être la source de complications parfois graves.

Définition et transmission de la gonococcie

La gonococcie est une IST très répandue, aussi appelée blennorragie ou encore familièrement « chaude-pisse » touchant les organes génitaux, le rectum et la gorge. On compterait 200 millions de cas par an dans le monde. La maladie se transmet :

  • par rapport vaginal, anal ou oral avec une personne infectée ;
  • chez la femme enceinte infectée, de la mère à l'enfant au moment de l'accouchement.

La blennorragie est une infection qui touche les hommes comme les femmes, et plus particulièrement les homosexuels et les jeunes. Contrairement à la trichomonase, l'absence de symptômes est plus courante chez la femme.

Les symptômes de la blennorragie

Certains hommes ne présentent pas de symptôme de la gonoccocie, mais le plus souvent, 2 à 7 jours après à la contamination, les symptômes suivants peuvent apparaître :

  • sensation de brûlure au moment d'uriner (d'où le terme de « chaude-pisse ») ;
  • écoulement jaune ou verdâtre ;
  • en cas d'atteinte de la prostate : douleur pelvienne, rétention d'urine et fièvre.

Chez la femme, la blennorragie est asymptomatique dans 70 % des cas. Et même silencieuse, la maladie peut entraîner des complications parfois graves. Lorsqu'il y a des symptômes, ils sont souvent moins importants que chez l'homme :

  • douleur ou brûlure au moment d'uriner ;
  • inflammation du col de l'utérus avec parfois présence de pus ;
  • perte de sang en dehors des règles.

Enfin, chez l'homme comme chez la femme, dans des cas de formes non traitées, la gonococcie peut s'exprimer par :

  • une atteinte anale ou oropharyngée.
  • dans certaines situations, des manifestations articulaires ou des signes cutanés avec des pustules.

À noter : des atteintes ophtalmiques sont rares chez l'adulte, mais plus fréquente chez le nouveau-né.

Diagnostic de la gonococcie

Pour réaliser le diagnostic de la blennorragie, il est nécessaire de réaliser un prélèvement en laboratoire (au niveau de l'urètre, pour l'homme ; du col de l'utérus, pour la femme) dans des conditions bien précises :

  • le matin avant la première émission d'urine ;
  • avant la toilette de l'appareil urinaire.

Également, chez les deux sexes, des prélèvements anaux et pharyngés seront systématiquement pratiqués.

Les complications de la blennorragie

Si l'infection par le gonocoque n'est pas traitée, même en l'absence de symptôme, des complications peuvent survenir chez l'homme et chez la femme. Chez la femme, une gonococcie non traitée expose à de nombreuses complications :

  • une cicatrice tubaire (ligature des trompes) ;
  • une grossesse extra-utérine ;
  • une infertilité ;
  • des douleurs abdominales et/ou pelviennes chroniques.

Chez l'homme le principal risque est la stérilité, mais il est plus rare que chez la femme.

Traitement de la gonococcie

Le traitement précoce de l'infection par le gonocoque est important en raison :

  • du caractère très contagieux de cette infection ;
  • de la gravité des complications notamment chez la femme.

Pour cela, le médicament de référence est la ceftriaxone en prise unique. La durée du traitement sera adaptée aux types de symptômes.

À noter que, chez les hommes ayant des relations homosexuelles, l’administration dans les 72 heures après un rapport sexuel de doxycycline semble efficace pour réduire de plus de deux tiers la transmission de la gonococcie.

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