Le traitement des MST ne cesse d’évoluer au rythme des avancées médicales. Certaines infections se traitent très facilement, tandis que d’autres sont toujours incurables. Quoi qu’il en soit, à chaque IST son traitement adapté. En effet, les progrès constants et de nouveaux médicaments plus performants permettent de trouver de nouvelles parades à ces infections.
Notez que les sages-femmes peuvent aujourd’hui prescrire le dépistage et les traitements d’une infection sexuellement transmissible à leurs patientes et à leurs partenaires sans avoir besoin d’en référer au médecin traitant (article L. 4151-4 du Code de la santé publique).
Traitement des MST : le VIH, quels antirétroviraux ?
Le traitement du VIH repose sur une association d’antirétroviraux. Le plus souvent 3 molécules sont associées. Parmi les utilisées aujourd’hui, on compte :
- ténofovir ;
- emtricitabine ;
- abacavir ;
- dolutégravir ;
- lamivudine ;
- lopinavir ;
- névirapine.
Les antirétroviraux ne cessent de changer et évoluer, car le virus du sida est l’un des plus résistants, mutant continuellement. Le risque d’échappement au traitement est donc important au cours de cette maladie. Pour contrebalancer cela, des tests de résistances sont parfois menés et permettent de modifier les combinaisons de médicaments afin de retrouver une efficacité plus importante.
Depuis fin 2021, une nouvelle stratégie thérapeutique est disponible; Elle associe le Vocabria® (suspension injectable à longue durée d’action de cabotégravir) au Rekambys® (suspension injectable à longue durée d’action de rilpivirine) et n’est plus à administrer que tous les deux mois (après la phase initiale d’instauration orale).
Traitement des IST : quelles molécules pour l’hépatite B ?
De nouvelles molécules ont permis de révolutionner le traitement de l’hépatite B. Parmi les médicaments les plus récents et efficaces, on peut lister :
- interféron pégylé alpha-2a ;
- lamivudine ;
- telbivudine ;
- adefovir ;
- ténofovir (il peut être proposé aux femmes enceintes au 3e trimestre de la grossesse, jusqu’à 12 semaines après l’accouchement, afin de réduire le risque de transmission mère-enfant) ;
- emtricitabine.
Traitement des MST : quels médicaments pour soigner l’hépatite C ?
Le traitement de l’hépatite C a longtemps été un défi. Les traitements récents promettent une guérison de cette maladie (longtemps restée incurable) à un stade avancé. Le prix reste cependant une barrière pour les systèmes de soins. Les molécules en question sont :
- interféron pégylé ;
- ribavirine ;
- télaprevir ;
- boceprevir.
Le traitement antiviral à action directe (AAD) Epclusa/Maviret reste le traitement de choix. En effet, ces traitements AAD pangénotypiques sont « très efficaces et bien tolérés ». Ils offrent une guérison virologique chez 98 % des patients et permettent de « prévenir, réduire ou annuler les complications hépatiques, les manifestations extra-hépatiques et les décès ».
Traitement des IST : l’herpès vaginal
Selon la localisation de l’herpès vaginal, mais aussi de l’herpès du pénis des traitements antiviraux différents peuvent être envisagés. Dans le cas de la localisation génitale (due à l’Herpes Simplex virus de type 2), on utilisera le valaciclovir sous forme orale pendant 10 jours.
Comme pour le VIH, des stratégies de type PrEP (prophylaxie pré-exposition), pourraient aussi être utiles et, par exemple, limiter de 30 % l’infection par le HSV2 chez les partenaires hétérosexuels (combinaison de ténofovir et d’emtricitabine).
Néanmoins, pour éviter les récidives, de nombreuses solutions naturelles et naturothérapeutiques existent. Elles consistent essentiellement à renforcer le système immunitaire, surveiller son alimentation et rester positif.
Traitement des MST : les molécules contre la syphilis
La syphilis est causée par une bactérie. Il sera donc nécessaire d’utiliser un traitement antibiotique. Les 2 principales molécules utilisées sont :
- benzathine benzylpénicilline en une seule injection ;
- doxycycline pendant 14 jours si allergie à la pénicilline.
Traitement des MST : le cas du mycoplasme
Dans le cadre d’un traitement des infections à mycoplasme, là aussi plusieurs antibiotiques peuvent être prescrits :
- azithromycine en monodose ;
- josamycine pendant 7 jours (surtout chez la femme enceinte).
Chlamydia, quel traitement pour cette IST ?
La chlamydia est responsable de plusieurs types de complication. En fonction de celles-ci, différents traitements antibiotiques pourront être utilisés.
Urétrite et cervicites
De manière générale, la chlamydia provoque : chez l’homme, une urétrite, chez la femme, une cervicite. Pour contrer ces complications, les médicaments suivants pourront être administrés :
- azithromycine en dose unique (traitement de première intention) ;
- erythromycine ;
- ofloxacine.
Salpingites
La chlamydia peut également entraîner le développement d’une salpingite (inflammation des trompes de Fallope, chez la femme). Cette complication peut être grave, ce qui justifie l’association de plusieurs antibiotiques :
- céphamycine ;
- céphalosporine (de 2e ou 3e génération) ;
- métronidazole.
Traitement des MST : quels types d’antiparasitaire pour la trichomonase ?
On utilisera pour le traitement de la trichomonase un antiparasitaire. Plusieurs molécules sont disponibles :
- métronidazole ;
- secnidazole ;
- tinidazole.
Traitement des IST : gonococcie, quels médicaments ?
La gonococcie est une maladie très contagieuse, dont les complications peuvent être graves. Un traitement rapide et efficace doit donc être entrepris le plus tôt possible, sous forme de ceftriaxone notamment, le traitement de référence des gonococcies. Cependant, d’autres molécules peuvent être utilisées, mais dans des situations spécifiques :
- cefixime ;
- spectinomycine.
Plusieurs études suggèrent aussi que l’utilisation du vaccin 4CMenB, anti-méningococcique B, pourrait offrir une protection de 26 à 40 % contre les infections gonococciques chez les adolescents et les jeunes adultes.